On va commencer cash… TON CHIEN VIT EN CAPTIVITÉ !
Oui.
Le mot dérange.
Mais il est factuel.
Ton chien ne choisit pas :
- l’heure de ses repas
- le contenu de sa gamelle
- quand il sort
- où il va
- qui il rencontre
- s’il se reproduit
- combien de temps il reste seul
- s’il doit supporter l’aspirateur
- ni même s’il a envie d’un câlin
Il dépend de toi.
Pour tout.
Ton chien ne t’a même pas choisi(e)
On va encore un cran plus loin… TON CHIEN NE T’A PAS CHOISI(E) !
Il n’a pas décidé :
- de vivre avec toi
- de vivre avec tes enfants
- de cohabiter avec ton autre chien
- d’habiter en appartement
- de partager son espace avec le chat, le furet ou les perruches.
À l’état féral (retour à l’état sauvage), un chien qui ne se sent pas bien dans un groupe… part.
Il s’éloigne. Il change de partenaires sociaux.
À la maison ? Il ne peut pas.
S’il est mal à l’aise avec un congénère du foyer, il doit composer.
S’il est stressé par un humain, il doit subir.
Il ne peut ni déménager, ni divorcer, ni poser sa démission.
Vertigineux, non ?
C’est précisément pour ça que donner le choix à son chien n’est pas une mode moderne.
C’est une responsabilité.
Pourquoi donner le choix à son chien change tout ?
Un individu qui n’a aucun contrôle sur son environnement développe plus facilement :
- de la frustration
- du stress
- de l’hypervigilance
- de la résignation
Plus un être vivant a de contrôle, plus son stress diminue.
Donner le choix à ton chien, ce n’est pas perdre ton contrôle 😊
C’est lui apprendre à utiliser son cerveau et lui rendre un peu de pouvoir là où c’est possible.
Et ça transforme la relation.
En mieux. En beaucoup mieux !
Concrètement, comment donner le choix à son chien ?
Spoiler : on ne lui confie pas l’agenda familial !
On lui laisse des petits choix quand c’est possible.
Petits, peut-être, mais ils comptent…
La promenade
Tu dis : “On avance !”
Lui voudrait :
- renifler 2 minutes
- analyser un message olfactif passionnant
- changer de direction pour aller sentir là-bas
Ce n’est pas “traîner”. C’est lire le journal !
Laisser choisir la direction à une intersection.
Respecter une hésitation face à un congénère.
Autoriser un demi-tour.
Tout ça, c’est déjà donner le choix à son chien.
L’alimentation et la mastication
Proposer plusieurs types de mastication. Observer laquelle il choisit en premier. Remarquer que sa préférence varie selon les jours.
Offrir différents enrichissements.
Le toilettage
Demande à un Golden fraîchement lavé s’il préfère sentir 🌸 Eau de fleur de cerisier du Japon ou 💩 Crottin n°5 de Cheval.
On connaît la réponse 😂
Nos standards humains ne sont pas ses préférences naturelles.
Le repos
Tu as acheté un panier sublime. Il préfère le carrelage. Ce jour-là, en tout cas.
Plutôt que d’insister, pourquoi ne pas chercher à comprendre ses goûts ?
Les interactions
“Va dire bonjour !”
Ton chien détourne la tête.
Se lèche les babines.
Recule.
Donner le choix, c’est accepter qu’il puisse dire non.
Le jeu
Tu veux jouer ? Lui, pas forcément !
La coopération commence quand on accepte qu’il puisse ne pas être disponible. Comme nous, en fait 😉
Donner le choix, c’est aussi développer les compétences de ton chien
Un chien à qui on laisse parfois la possibilité de choisir ne devient pas “capricieux”.
Au contraire : il apprend à réfléchir, à explorer et à prendre des décisions adaptées à son environnement.
C’est un peu comme un enfant à qui on laisse une marge d’autonomie : plus il peut expérimenter dans un cadre sécurisé, plus il développe ses capacités.
Chez le chien, cela renforce notamment :
la confiance en lui,
la capacité à gérer la nouveauté,
et l’initiative comportementale.
Autrement dit, on ne fait pas que rendre la vie plus agréable : on aide le chien à devenir plus compétent dans son propre monde.
“Oui mais on ne peut pas tout lui laisser décider”
Évidemment.
S’il faut aller chez le vétérinaire, on y va.
S’il faut couper une griffe cassée, on agit.
Donner le choix à son chien ne signifie pas l’abandonner à lui-même.
Ça signifie :
- lui offrir du contrôle quand c’est possible
- le préparer aux moments où il n’en aura pas
C’est là qu’interviennent le medical training et les soins coopératifs.
Apprendre à un chien à…
- présenter une patte
- rester immobile
- signaler qu’il est prêt
… ce n’est pas supprimer l’obligation. C’est transformer la contrainte en coopération.
Donner le choix à son chien, ce n’est pas du laxisme
C’est de la conscience.
Conscience que ton chien est un individu.
Conscience qu’il ne t’a pas choisi(e).
Conscience que la collaboration vaut mieux que la contrainte.
Tu ne pourras jamais tout partager.
Mais tu peux décider de ne pas tout imposer.
Il était un choix…
Et si on écrivait une autre histoire ?
Une histoire où ton chien :
- peut refuser poliment
- peut proposer
- peut participer
Un chien qui coopère parce qu’il en a envie sera toujours plus serein qu’un chien qui obéit par résignation.
Envie d’aller plus loin ?
Si tu veux apprendre à donner plus de choix à ton chien, et construire une relation basée sur la coopération plutôt que la contrainte, ça tombe bien !
Je suis là pour t’aider selon ses besoins, ses goûts, et vos habitudes !
Cani’calement,
Nicole 🐶
Éducatrice comportementaliste pour chien à Saint-Cast-le-Guildo et fondatrice de Cani Shanti,
pour une relation paisible et joyeuse avec votre poilu
Fais le premier pas pour enrichir sa vie !
Prends rendez-vous pour une 1re consultation 👇
Besoin d’idées ?
Envie d’échanger ?
Contacte-moi, je suis à ton écoute ! 👇
Découvre tous mes services pour une relation apaisée et joyeuse avec ton poilu ! 👇

